Agriculture et qualité de l’eau 

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Cédric Billy, représentant du service des eaux du Vivier, rattaché à Niort Agglomération, témoigne des actions menées pour garantir l'approvisionnement en eau potable et la préservation de sa qualité pour quelque 100 000 habitants de l’agglomération niortaise.

Deux sites de production, dont celui du Vivier et celui de la Courance, puisent chaque année 5 millions de mètres cubes d’eau souterraine, distribuée à travers un réseau dense. Une phase de dénitrification et une filtration au charbon actif sont essentielles pour que cette eau atteigne la qualité requise avant d’être distribuée.

L’Aire d’alimentation de captage : un enjeu agricole et écologique

La source du Vivier puise son eau dans une nappe souterraine qui s’étend sur une aire de captage de 17 000 hectares, dont 12 000 hectares sont des terres agricoles, exploitées par environ 200 agriculteurs. Cette aire d’alimentation capte toutes les gouttes d’eau qui s’infiltrent dans cette zone pour les acheminer vers la source, emportant avec elles des résidus agricoles, dont des nitrates et pesticides, qui menacent la qualité de l’eau.

« Nous sommes situés sur le seuil du Poitou, une particularité géologique qui rend notre nappe peu profonde. L’eau qui y arrive ne bénéficie pas d’une épuration naturelle et le transfert y est rapide, jusqu’à 48 heures, comme l’a prouvé une analyse par traçage, » explique Cédric Billy. Cette rapidité augmente le risque de pollution.

Des captages non substituables et classés

En 2008, les trois captages du site du Vivier ont été classés selon la loi Grenelle. Cette classification les définit comme « non substituables » : aucune alternative ne peut fournir une eau potable de qualité comparable pour Niort Agglomération. En outre, une dégradation de la qualité de l’eau, en particulier sur les taux de nitrates et de pesticides, a imposé la mise en œuvre de mesures spécifiques pour la préservation de cette ressource.

Le programme RE-SOURCES : une action multi-partenariale

Pour répondre à ces défis, des programmes comme RE-SOURCES, des plans multi-partenariaux, sont déployés. « Ces programmes, cosignés par des partenaires techniques locaux, engagent des signataires agricoles et urbains, car une partie de notre aire de captage se situe en zone urbaine, » précise M. Billy. Ces initiatives visent à reconquérir la qualité de l’eau en agissant à la source même des pollutions.

Le témoignage de Cédric Billy met en lumière le défi complexe d’assurer une eau de qualité pour tous en conciliant activités agricoles, besoins urbains et préservation des ressources naturelles.

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