Asson : la CUMA Bio Energie boucle son GIEE
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Après plusieurs années de travail collectif, le GIEE porté par la CUMA Asson Bio Energie s’achève sur un projet de méthanisation désormais structuré et opérationnel. Entre production de gaz vert, valorisation agronomique des CIVE et organisation collective du travail, le projet entre dans une phase de fonctionnement stabilisé.
Le GIEE porté par la CUMA Asson Bio Energie arrive à son terme après plusieurs années de travail collectif. Créée en 2022 dans la continuité de la SAS Asson Bio Energie, la CUMA structure aujourd’hui l’ensemble de la partie matériel et main-d’œuvre de l’unité de méthanisation.
La SAS est structurée autour de 11 agriculteurs et travaille avec une vingtaine de partenaires agricoles.
L’unité de méthanisation fonctionne avec des apports d’effluents d’élevage et de CIVE (cultures intermédiaires à vocation énergétique), qui constituent la base de l’alimentation du méthaniseur. Ces flux permettent de produire du biogaz, ensuite épuré puis injecté dans le réseau de gaz naturel.
Le choix de l’injection s’est imposé au projet. La production est aujourd’hui estimée entre 150 et 170 m³ par heure, suite à une montée en charge rapide au cours de la première année d’exploitation, soit l’équivalent de la consommation d’environ 1 800 foyers.

Des essais sur les CIVE et des références locales
Le GIEE a permis de structurer un important travail technique autour des CIVE. Plusieurs essais ont été menés afin d’adapter les itinéraires culturaux aux conditions locales : choix des espèces, dates de semis, organisation des rotations.
Ces expérimentations ont mis en évidence à la fois l’intérêt agronomique des CIVE et certaines contraintes, notamment liées au décalage des dates d’implantation pouvant impacter les cultures principales.
Une approche agronomique structurée
Les travaux se sont appuyés sur la méthode MERCI afin d’évaluer les restitutions organiques et la valorisation des apports au sol. Cette approche a permis d’objectiver l’intérêt du digestat et de consolider les pratiques d’épandage.

Un cadre juridique consolidé
Le projet a également donné lieu à un travail juridique important pour clarifier l’organisation entre la SAS, qui porte l’unité de méthanisation, et la CUMA, en charge des moyens matériels et humains. Cette structuration permet aujourd’hui de sécuriser le fonctionnement global.
Emploi et organisation du travail
La CUMA Asson Bio Energie emploie actuellement deux salariés à temps plein, complétés par des saisonniers selon les périodes d’activité. Le projet a permis de structurer progressivement l’organisation du travail autour des besoins de l’unité.
Une dynamique collective qui se poursuit
Pour Serge Lousplaas, président de la CUMA :
« Les effluents d’élevage et les CIVE mis dans le méthaniseur seront brassés, chauffés. Tout ceci va dégager du biogaz (méthane) purifié, compressé et qui sera envoyé directement dans le réseau public. Nous sommes avant tout des agriculteurs et en tant que tels, nous sommes sensibles à l’environnement. Donc, on a besoin du digestat, et là en plus nous sommes devenus des producteurs de gaz vert. »
Avec la fin du GIEE, le projet entre dans une phase de fonctionnement stabilisé, entre production d’énergie, valorisation agronomique et organisation collective du travail.